Douleurs

Comment l’hypnose parvient-elle à soulager nos douleurs ?

Voici une petite vidéo explicative :

L’hypnose est efficace à des fins antalgiques ou anesthésiques par exemple,  pour la préparation à l’accouchement, la chirurgie (dentaire en particulier), toutes douleurs aigües ou chroniques.

Bien entendu, tout travail en hypnose sera effectué en parallèle avec un suivi médical prescrit par le médecin traitant.
L’hypnose peut accompagner à réduire la douleur, à la transformer.

La douleur est un phénomène multidimensionnel : sensoriel, affectif, émotionnel, cognitif, comportemental. De par sa nature très subjective, la douleur ne peut se quantifier.

L’hypnose, en tant que thérapie complémentaire, peut agir, même si la douleur est organique.

Elle permet de potentialiser les effets de l’organisme par rapport à la douleur. L’hypnose pousse notre organisme à produire lui-même ses antidouleurs.

Comment cela fonctionne-t-il ?

Les neurones qui entretiennent la douleur vont être inactivés. En outre, la production de molécules apaisantes et thérapeutiques endorphines (qui est une morphine naturelle) va être activée dans le cerveau.

La région cérébrale impliquée dans la réponse émotive également à la douleur va se calmer.
De plus, l’information de douleur qui remonte le long des nerfs va être bloquée au niveau de la moelle épinière.

Déroulement d’une séance

Après une évaluation indispensable (antécédents, histoire de la douleur, interventions, traitements, recherche de facteurs psychosociaux, description sensorielle de la douleur), la personne est placée en état de conscience modifié.

Dans cet état de transe hypnotique,  nous pouvons alors proposer les techniques pour apaiser et/ou contrôler la douleur:

  • La relaxation musculaire,
  • l’anesthésie hypnotique directe ou indirecte : par suggestions Comme la partie du corps qui souffre envoie un signal qui active les zones du cerveau liées à la douleur, l’hypnose en réduisant l’activité dans ces zones fait baisser l’intensité de ce signal, le patient ressent moins la douleur
  • le déplacement de la douleur,
  • la dissociation (c’est-à-dire la séparation entre le corps et la pensée, vous êtes physiquement là en cabinet et en même temps ailleurs, comme Roger qui a l’impression d’être à la cueillette aux champignons),
  • la transformation de la douleur (par modification des modalités et sous-modalités sensorielles)